Ce que Google dit vraiment sur vos prospects - et que presque personne n'exploite

infographie google suggest

 

Imaginez que vous puissiez entrer dans le cerveau de vos prospects, pas seulement écouter ce qu’ils vous disent en rendez-vous ou écrivent dans un formulaire, mais ce qui est dissimulé derrière chaque demande. Ce que l’internaute tape dans les moteurs de recherche tout seul, à l’abri des regards.

Et si un outil vous permettait de décrypter le fond de leurs attentes ? C’est exactement le rôle de Google Suggest. Il existe depuis toujours et est sous-utilisé en SEO.

Et c’est dommage, car c’est ignorer une partie de l’intention des internautes. Elle peut prendre différentes formes : question pratique, doute budgétaire et même des douleurs, appels à l’aide et peurs inavouées. Ces derniers éléments seront illustrés par le cas du thérapeute familial.

En essayant de décrypter ce qui se cache derrière ces suggestions, vous cernez mieux vos prospects et vous anticipez leur véritable demande. De plus, depuis que les IA génératives sont bien présentes, c’est également un levier pour votre visibilité sur ChatGPT ou Gemini par exemple. Et très peu d’entreprises ont saisi cette opportunité.

 

L’erreur que commettent 95 % des entreprises par rapport à Google Suggest

 

Quand vous tapez une requête sur Google, des suggestions apparaissent tout de suite. Ces dernières représentent des milliers de recherches qui sont effectuées par les internautes. Les ignorer, c’est passer à côté des intentions réelles dans votre secteur d’activité.

La plupart des acteurs du marketing regardent ça distraitement ou ne les voient même pas et ceux qui leur prêtent un peu d’attention s’en servent comme générateur de mots-clés.

Dommage, car cela coûte des clients – et même de la visibilité sur les moteurs de recherche IA – sans qu’ils le sachent.

En effet, Google est un sismographe : il enregistre en temps réel les doutes, les questions et les intentions qui traversent des milliers de personnes. La plupart du temps, celles que se posent vos prospects et auxquelles vous ne répondez pas sur votre site.

Et depuis quelque temps, ce sismographe est encore plus stratégique puisque c’est un signal pour les intelligences artificielles génératives.

Un test à faire maintenant, ça prend 30 secondes

Prenons l’exemple d’une entreprise de rénovation :

Ouvrez votre moteur de recherche préféré, Google, et tapez : « rénovation maison ancienne », regardez la liste de ce qui s’affiche. Vous obtenez ce type de résultats :

  • « rénovation maison ancienne par où commencer ».
  • « rénovation maison ancienne aide de l’état »
  • « rénovation maison ancienne avant après »
  • « rénovation maison ancienne prix m2 »
  • « rénovation maison ancienne YouTube »
  • « rénovation maison ancienne architecte »

Si cette liste peut sembler hétéroclite, elle est pourtant une source d’opportunité incroyable, et l’ignorer est une erreur. Elle est complète et reflète parfaitement les questions que se posent vos prospects avant de signer un devis. Elles ne sortent pas de nulle part, elles représentent les intentions véritables, extraites des millions de recherches formulées.

On peut envisager cette liste comme une cartographie représentative du parcours client, disponible très rapidement, entièrement gratuite et à côté de laquelle passent la plupart des entreprises.

 

Lire cette liste différemment : 4 intentions, 4 types de contenu

 

Reprenez cette liste et découpez-la autrement :

L’intention « je ne sais pas par où commencer mes travaux » : elle regroupe des suggestions comme « par où commencer », « architecte ou pas », « quelles aides de l’État ». C’est un prospect au début de ses démarches, un peu perdu. Il ne recherche pas encore de prestataire, il cherche à cerner, à comprendre. Une entreprise qui répond avec un guide complet et clair ne vendra pas à ce stade, mais instaure un lien de confiance. C’est ce que le SEO appelle du contenu TOFU (top of funnel) – et c’est souvent le plus négligé.

L’intention « je veux m’inspirer » : elle correspond aux suggestions comme « avant après » ou « YouTube ». Le prospect commence à se projeter, il cherche à visualiser les résultats pouvant être obtenus, pas encore le devis. Pour coller à cette étape, plusieurs possibilités : une page « nos réalisations » bien optimisée, une chaine YouTube avec des chantiers filmés ou une galerie de réalisations suffisent à capter cette intention. L’avantage : vous créez un lien émotionnel avant même un contact purement commercial.

L’intention « je veux savoir ce que ça coûte » : elle regroupe « prix m2 », « quel budget prévoir », « combien ça coûte ». Ce prospect commence à envisager des travaux sérieusement. On note que beaucoup d’entreprises n’affichent pas de prix (ou au moins d’exemples de tarif) pas peur que leurs futurs clients soient effrayés. Pourtant, c’est plutôt l’absence de repère sur les prix qui les poussent à aller chez vos concurrents.

L’intention « je veux être rassuré » : elle est couverte par des questions comme « aide de l’état », « sans permis », « avec ou sans architecte ». Ici, le prospect cherche juste à sécuriser sa décision sur un plan financier, pratique ou réglementaire. On y répond alors avec une page qui détaille les aides dont il peut bénéficier ou par exemple qui explique dans quelles situations un permis de construire est obligatoire. Considérées trop souvent comme des pages secondaires, elles sont pourtant celles qui déclenchent l’acceptation du devis et la décision finale.

 

Pourquoi ces contenus sont presque toujours absents ou mal travaillés ?

 

Tout simplement parce qu’un entreprise ne pense pas forcément à leur production. Il faut savoir que dans la plupart des cas la majorité des contenus tournent autour des requêtes stratégiques, transactionnelles comme : « entreprise rénovation + ville », « devis rénovation maison » – et passent à côté de ce qui constitue le parcours du client.

Or, justement Google Suggest vous donne des indications précises sur la démarche du client et ce qui se passe exactement dans sa tête en amont. Les suggestions sont basées sur ce que des millions de personnes ont tapé sur le moteur de recherche durant les derniers jours ou semaines. Pas de hasard, ce sont des indicateurs puissants et bien réels.

Le résultat quand vous passez à côté : vous êtes parfaitement positionnés sur les requêtes commerciales, mais vous laissez filer une partie de votre audience qui n’est pas encore totalement décidée et qui cherche de l’aide.

Cette stratégie a été explorée et mise en place par Web Solution Way et Youpi Media et elle est payante !

 

Comment transformer cette cartographie en plan d’action concret ?

 

1. Regardez bien toutes les suggestions

Collectez les suggestions avec des mots déclencheurs d’intention. Cela consiste à combiner votre mot-clé principal avec des déclencheurs qui révèlent des intentions réelles :

  • « comment » → intentions d’apprentissage et de processus (« comment rénover une maison ancienne sans architecte »)
  • « pourquoi » → doutes et incompréhensions (« pourquoi la rénovation coûte si cher »)
  • « combien » → intentions budget (« combien coûte une rénovation complète »)
  • « quel / quelle » → choix à faire (« quel artisan pour une maison en pierre »)
  • « sans » → contraintes et peurs (« rénover sans permis de construire »)
  • « avis » → besoins de réassurance (« avis entreprise rénovation maison ancienne »)
  • « avant / après » → étapes et temporalité (« rénovation maison ancienne avant après travaux »)
  • « alternative » → prospects qui comparent (« alternative au crédit travaux rénovation »)

En partant de votre mot-clé principal + un déclencheur, vous obtenez une liste reflétant les intentions précises de vos prospects.

2. Classez par type d’intention

Pas par volume de recherche, mais bien par étape du parcours client. Ce qui relève de la découverte (« par où commencer »), de l’inspiration (« avant après »), du budget (« prix m2 »), de la réassurance (« aide de l’état », « permis »), et enfin de la décision finale (« avis », « délai », « devis »). Chaque liste reflète complément et précisément des moments différents de la démarche de l’internaute.

3. Recherchez les angles que vous ne couvrez pas sur votre site

La plupart du temps, le constat est implacable : de nombreux prestataires ou artisans ne produisent que du contenu en rapport avec la décision finale. Cela signifie que les portes d’entrée de toutes les autres étapes du parcours sont fermées.

4. La production de contenu concernant les intentions manquantes

On ne vous demande pas d’écrire 4 000 mots, une page parfaitement structurée et qui répond avec précision à l’intention est largement suffisante. Par exemple « Rénovation maison ancienne : par où commencer ? » sera une véritable porte d’entrée pour un prospect qui est au début de ses démarches. Si votre site est celui qui lui apporte une vraie réponse, il va tout de suite lui envoyer un signal de confiance.

5. N’hésitez pas à utiliser ces insights dans votre argumentaire commercial

Ces recherches ne sont pas  utiles uniquement à l’étape de la stratégie SEO, elles servent de base au premier rendez-vous avec vos prospects. Si vous maitrisez ces intentions, vous pouvez les utiliser dans vos échanges, dans le devis et anticiper les questions. Lever les doutes avant même qu’ils soient formulés permet de conclure plus vite et mieux.

 

google suggest

 

Et si vous n’êtes pas dans le bâtiment ? L’exemple du thérapeute familial

 

C’est certainement un des exemples les plus marquants pour cerner ce que Google Suggest révèle réellement et cela, parce que l’on sort complètement du cadre purement commercial.

Imaginez un parent qui tape à deux heures du matin, « pourquoi mes enfants », les suggestions qui apparaissent alors sont :

  • « pourquoi mes enfants ne m’écoutent pas »
  • « pourquoi mes enfants ne m’aiment pas »
  • « pourquoi mes enfants ne me respectent pas »
  • « pourquoi mes enfants ne viennent pas me voir »
  • « pourquoi mes enfants ne s’entendent pas »

Ces requêtes sont le symbole d’une détresse, d’une souffrance de parents complètement épuisés, au bord du gouffre et qui formulent ces peurs sur le moteur de recherche en cherchant des réponses et parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser. À ce moment, ils ne cherchent pas « thérapeute familial à Lyon », ils expriment juste une douleur inavouée, un doute.

Et si le thérapeute s’inspire de ces suggestions, il pénètre le marché d’une manière différente. En produisant un contenu qui les prend en compte, il se démarque sur des émotions qui traversent ce public. C’est le cas par exemple avec des sujets comme : « pourquoi mon adolescent me rejette », « comment reconstruire le lien avec mon enfant », « signes de burnout parental ».

Il va alors être présent au moment où le parent laisse s’exprimer sa détresse.

Ce contenu présente une portée très importante puisqu’il va répondre à des occurrences dont tiennent compte les LLM : thérapeute familial + burnout parental, thérapeute familial + lien parent-enfant, thérapeute familial + famille recomposée. Cela lui permet alors de remonter dans les réponses qui sont données par l’IA.

Dans ce secteur de la santé mentale ou dans d’autres où le prospect ne formule pas forcément son besoin de façon explicite, Google Suggest devient bien plus qu’un simple outil SEO. C’est une sorte d’oreille attentive captant des demandes et y répondant avant les autres avec une bonne réponse.

 

Le tournant que tout le monde n’a pas encore vu : Suggest nourrit aussi les IA

 

Si jusqu’à maintenant, on avait tendance à prendre seulement en compte Google, il existe maintenant les intelligences artificielles génératives qui sont aussi importantes. Elles se nourrissent de recherches formulées par les humains et de l’occurrence des mots présents sur le web. C’est grâce à l’association des marques (ou nom d’entreprise) à un terme utilisé par un secteur qu’elles déterminent la légitimité de celle-ci. Elles s’entrainent grâce à ces données et elles restituent ensuite ces informations au fur et à mesure des questions.

Si vous commencez à être cité par les IA sur votre mot-clé métier dans Google Suggest, vous devenez une entité de référence citée dans les réponses qui sont générées. Sans aucune dépense publicitaire, vous êtes plus visible et les internautes vous associent à leurs problématiques.

 

Ce que ça change pour votre stratégie de contenu

 

Les conséquences sont très importantes. Jusqu’à hier, produire du contenu était un levier pour Google, et permettait de générer un trafic qualifié et une meilleure conversion. Et c’était déjà considérable.

 Désormais, il existe un deuxième effet : il associe votre marque ou nom d’entreprise et votre expertise aux yeux des algorithmes IA. Par exemple, un article appelé « Rénovation maison ancienne : par où commencer ? » génère un taux de clics important, avec un rebond faible, ce qui envoie un signal fort à Google et aux LLM.

Une seule stratégie éditoriale pour une convergence totale entre SEO classique et GEO. Et quand on dit ça, ce n’est pas une projection sur l’avenir, c’est maintenant.

 

La limite à ne pas ignorer : Google Suggest n’est pas un acquis permanent

 

Par essence, Google Suggest n’est pas figé de manière définitive. Les suggestions évoluent en permanence, en fonction des recherches réellement réalisées, des tendances et de la fraîcheur des signaux.

Il faut donc suivre en permanence cette évolution pour éviter que cette stratégie perde ses effets. Si la force du signal n’est plus la même, vous avez moins de visite, le taux de rebond est plus important. Il faut s’adapter pour que votre contenu corresponde vraiment à ce que recherche l’internaute.

Cette fraîcheur du contenu est un facteur qui vous permet de vous démarquer. Vous maintenez ainsi une valeur ajoutée et un intérêt réel des internautes. Et cerise sur le gâteau : vous continuez à être cité par les IA.

En pratique, vous ne devez pas laisser tomber le contenu une fois publié, vous engagez un travail de fond en le mettant à jour continuellement.

Un exemple chiffré pour s’en convaincre

Une entreprise de rénovation reçoit 40 demandes de devis par mois par le biais de son site. On considère que le taux de transformation est de 15 %, représentant 6 chantiers. Si seul le contenu transactionnel est présent et que le parcours prospect n’est pas respecté, il va passer à côté de l’ensemble des internautes qui sont à l’étape de la découverte ou d’inspiration. Celles-ci représentent souvent 3 ou 4 fois plus de volume que les requêtes transactionnelles en phase décisionnelle.

En rédigeant seulement deux pages, ciblant des intentions TOFU comme « aides disponibles »,  » où commencer ? », suffit à capter des prospects supplémentaires. En admettant que cela permette de générer 3 devis supplémentaires, avec un panier tournant en moyenne à 8 000 euros, cela fait 24 000 euros supplémentaires de CA sans investir dans la publicité ou de nouveaux canaux.

Et si en plus, vous apparaissez dans les réponses ChatGPT, vous ajoutez un autre canal.

 

Pour aller plus loin

 

Google Suggest est probablement la source de données qui est la moins exploitée. Gratuite, offrant des données en temps réel, ancrée dans des comportements humains répétés et bien réels – et maintenant connectée – grâce aux cooccurrences aux réponses fournies par les IA génératives.

Ne vous demandez pas si vos prospects cherchent des réponses avant d’être en relation avec vous. Ils le font et de manière massive tout au long de leur parcours. La question que vous devez plutôt vous poser, c’est est-ce qu’ils vous trouvent – ou est-ce qu’il tombe sur votre concurrent qui a tiré parti des Google Suggest ?

FAQ - Google Suggest

 

Suggestions Google : qu’est-ce que c’est ?

Google Suggest ou Google Autocomplete est une fonctionnalité intégré au moteur de recherche qui complète le ou les termes que vous tapez. Cela lui permet d’afficher des suggestions à cette étape. Ces dernières sont générées de différentes manières : l’historique fde la recherche sur certains mots, les recherchs les plus réalisées ou encore les requêtes déjà effectuées par l’utilisateur.

 

 

Comment utiliser Google Suggest ?

 

Goohgle Suggest est une fonctionnalité du moteur de recherche qui est apparue en 2007. Elle consiste à proposer à l’utilisateur des termes en relation avec les mots déjà tapés. Ces propositions s’affichent alors sous la barre de recherche et permettent d’y accéder directement. 

 

 

Sur quoi se base Google pour vous faire des suggestions ?

 

Google possède une base de données presque infinie des requêtes les plus fréquentes sur le moteur de recherche. C’est grâce à elle qu’il peut proposer la saisie semi-automatique.  Elle reflète les recherches les plus fréquentes à un moment précis, sur le terme tapé. Elle prend en compte la langue et la localisation de l’internaute. 

 

 

Comment activer les suggestions de contenu ?

 

Si vous n’avez pas encore cette fonctionnalité, rendez-vous sur paramètres. Dans le panneauà gauche, sélectionnez « Préférences système » et sous « recherche et assistant », activez « Obtenir des recommandations de contenu ».